Lip-Bu Tan a pris la tête d'Intel et a déclaré qu'il lutterait contre les puces défectueuses et les ingénieurs négligents.
Intel change son approche de la qualité des processeurs : de « première révision » à une culture sans défauts
L’entreprise Intel, qui est devenue un véritable géant dans le monde des microprocesseurs au fil des décennies, a souvent dû corriger des erreurs au niveau matériel. Le directeur général Lip‑Bu Tan (Lip‑Bu Tan) a récemment déclaré qu’il était prêt à licencier les ingénieurs incapables d’assurer une haute qualité de processeur dès la première révision.
Ce qui s’est passé
- Découverte
En mars de l’année dernière, Lip‑Bu Tan est venu présenter son plan à la direction d’Intel. Dès le début du mois, il a annoncé une nouvelle culture de qualité lors d’une conférence technologique JP Morgan (Tom’s Hardware).
- Nouveau style de gestion
Le nouveau dirigeant s’est activement impliqué dans l’approbation des conceptions et des caractéristiques des produits. Il exige que même la première révision A0 – la version utilisée pour lancer les processeurs pré-série après réception du projet numérique – démontre une quasi‑absence de défauts et se rapproche des paramètres cibles de la production en série.
- Culture « A0 prêt à produire »
“J’ai instauré une culture où l’A0 doit être prêt à produire. Cela signifie que dès la création du projet numérique, il passe immédiatement tous les tests. Avant chez Intel, cette approche n’existait pas, mais maintenant je demande que l’A0 passe les tests dès le premier essai. Le B0 est un poste de travail ; tout au-delà de ce niveau – licenciement”, a expliqué Tan.
Au départ, les employés ont pris cela pour une plaisanterie, mais en appliquant concrètement la méthode, ils ont commencé à prendre plus au sérieux le développement et la recherche de défauts dès la phase de conception.
Pourquoi c’est important
- Complexité des puces modernes
Les processeurs actuels utilisent des processus technologiques avancés et des architectures complexes. Atteindre une qualité impeccable dès la première révision est extrêmement difficile, mais cela peut réduire le temps consacré à corriger les erreurs dans les produits déjà lancés.
- Impact sur l’innovation
L’implémentation d’une telle culture pourrait amener les ingénieurs à proposer moins de changements radicaux et d’améliorations des performances pour éviter les risques. Cela pourrait ralentir la cadence du développement de nouvelles technologies chez Intel.
- Exemple Nvidia
NVIDIA publie souvent des puces en première révision, mais leur conception intègre une redondance au niveau des blocs fonctionnels, permettant de compenser les défauts par d’autres ressources.
Comment c’était auparavant
- Sapphire Rapids
Les processeurs serveurs Sapphire Rapids passaient jusqu’à douze révisions, corrigeant environ 500 erreurs de différentes gravités. Cela illustre une approche plus indulgente envers la qualité dans le passé.
- Nouveaux objectifs Intel
Lip‑Bu Tan souligne que moins on passe de temps à éliminer les défauts des processeurs déjà lancés, plus vite les nouveaux produits avec le niveau de qualité requis arrivent sur le marché.
Plans pour l’avenir
- Simplification du design
Tan a déclaré que la simplification des solutions architecturales aiderait à résoudre de nombreux problèmes de l’entreprise. Il souligne également l’importance d’une interaction étroite avec les clients pour renforcer la confiance.
- Plan technologique
Intel prévoit de commencer une production expérimentale de puces sur la technologie 14 nm en 2028, puis de passer à la production de masse en 2029.
Ainsi, Lip‑Bu Tan vise à transformer la conception des processeurs en une culture sans défauts dès la première révision, ce qui pourrait changer les processus internes d’Intel et sa position sur le marché des technologies avancées.
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