Le Linux propose d’ajouter dans le système un « coupeur » d’urgence pour lutter contre les vulnérabilités CopyFail et Dirty Frag
Le noyau Linux envisage un « bouton rouge » pour se protéger contre CopyFail et Dirty Frag
Les développeurs du noyau Linux discutent de la mise en place d’un mécanisme qui permettrait aux administrateurs système de désactiver rapidement les fonctions vulnérables avant la sortie des correctifs officiels. L’initiative s’appelle Killswitch (« interrupteur »).
Qu’est‑ce que le Killswitch ?
- Objectif : bloquer temporairement les parties du noyau qui deviennent sources d’une faille CopyFail ou Dirty Frag.
- Fonctionnement : lorsqu’il est activé, les fonctions désactivées terminent immédiatement les appels avec une erreur. Cela empêche les exploits de fonctionner correctement même s’ils sont toujours en circulation avant l’installation des mises à jour.
- Interface : sera disponible via le mécanisme de sécurité standard du noyau, orienté vers les sous‑systèmes dont on peut temporairement se passer.
Pourquoi c’est important
1. Des exploits actifs existent pour CopyFail et Dirty Frag, mais les correctifs officiels ne sont pas encore publiés.
2. Désactiver les fonctions problématiques rend le système « invulnérable » jusqu’à l’installation des mises à jour sans nécessiter un redémarrage complet ou une configuration complexe.
3. Perdre temporairement certaines capacités réseau et cryptographiques est considéré préférable à laisser des vulnérabilités connues dans des environnements de production.
Réaction de la communauté
- Soutien : beaucoup d’experts voient le Killswitch comme un outil utile pour réagir rapidement aux menaces.
- Critiques :
- Risque potentiel de détérioration de la stabilité et de la compatibilité des systèmes Linux‑type.
- Possibilité d’abus si le mécanisme est mal utilisé.
- Sur certaines configurations, les fonctions désactivées sont encore nécessaires au bon fonctionnement.
Conclusion
Le Killswitch constitue une solution temporaire permettant aux administrateurs de protéger leurs systèmes contre CopyFail et Dirty Frag jusqu’à la sortie d’un correctif complet. La question de son adoption reste ouverte : comment équilibrer sécurité et stabilité ?
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