La Chine a créé une île flottante équipée d'énergie atomique, de turbines éoliennes et d'hydrogène pour le transport maritime futur
La société chinoise de construction navale Jiangnan Shipyard (filiale de China State Shipbuilding) a présenté à une exposition grecque le concept d’«île flottante» – une infrastructure maritime autonome conçue pour la logistique écologique.
Qu’est-ce que c’est ?
* La plateforme comprendra :
* un terminal de chargement et de stockage de conteneurs;
* des stations de recharge des batteries;
* une usine de production d’hydrogène.
* L’ensemble du complexe énergétique assurera le fonctionnement autonome de la plateforme – une centrale nucléaire à fusion de sels fondus alimentée par du combustible thorium.
Pourquoi est-ce nécessaire ?
La navigation maritime est l’une des principales sources de gaz à effet de serre dans le secteur du transport. Pour réduire les émissions, les ingénieurs développent des navires fonctionnant :
* à l’électricité,
* à l’hydrogène,
* au méthane,
* à l’ammoniac,
* voire à la voile.
L’île flottante permettra d’entretenir ces navires en haute mer, loin des côtes : recharger les batteries pendant le chargement de conteneurs ou les alimenter en hydrogène.
La technologie «fusion de sels»
* Le sel liquide sert de fluide caloporteur et, dans certains schémas, de milieu pour les nœuds nucléaires.
* Sa haute conductivité thermique permet d’accumuler une grande quantité d’énergie.
* La refroidissement ne nécessite pas de système hydraulique traditionnel.
* Le combustible est dissous dans le sel fondu, ce qui le rend inaccessible aux malfaiteurs et élimine le risque d’explosion – le réacteur est physiquement sûr.
Comment cela se rapporte-t-il aux projets précédents ?
Jiangnan Shipyard a déjà présenté le concept du grand porte-conteneurs KUN‑24AP avec un réacteur thorium à fusion de sels. En 2023, l’organisation norvégienne DNV lui a délivré une certification *Approval in Principle* (approbation préliminaire).
Ainsi, l’«île flottante» peut être considérée comme la prochaine étape logique : pas seulement un navire atomique, mais une infrastructure maritime atomique qui regroupe tous les éléments d’un réseau de navigation écologique en un système sûr et éloigné des zones habitées.
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