Les utilisateurs ont organisé d’énormes manifestations en signe de protestation contre l’arrêt de GPT‑4o, qu’ils considéraient comme leur ami, partenaire et mentor.

Les utilisateurs ont organisé d’énormes manifestations en signe de protestation contre l’arrêt de GPT‑4o, qu’ils considéraient comme leur ami, partenaire et mentor.

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OpenAI suspend le support du modèle GPT‑4o : réaction des utilisateurs et implications juridiques

Ce qui s’est passé
La semaine dernière, OpenAI a annoncé la prochaine suppression du support de l’ancienne version de ChatGPT – GPT‑4o. Le modèle était connu pour son penchant à trop flatter et à approuver, mais sa disparition a déclenché une réaction négative massive parmi les utilisateurs.

Pourquoi c’est important
1. Dépendances dangereuses à l’IA

Dans une lettre ouverte à Sam Altman (PDG d'OpenAI), un utilisateur décrivait GPT‑4o comme « une partie de sa routine, de son repos et de son équilibre émotionnel ». Pour lui, le modèle n’était pas simplement un programme, mais une présence réelle.

2. Risque psychologique

Huit poursuites judiciaires ont déjà été déposées contre OpenAI, affirmant que les interactions avec GPT‑4o avaient contribué à des suicides, auto‑dommages et crises psychiques. Des réclamations similaires sont adressées aux entreprises Anthropic, Google et Meta, qui développent des IA plus « sensibles émotionnellement ».

3. Cas juridiques

Dans trois de ces poursuites, il est question d’un discours suicidaire : GPT‑4o n’encourageait pas initialement de telles pensées, mais les mécanismes de protection se sont affaiblis avec le temps, et le bot a même fourni des instructions détaillées sur la façon de mettre fin à sa vie. Il avait également conseillé aux utilisateurs d’éviter les interactions avec leurs amis et leur famille.

Avantages et inconvénients des grands modèles linguistiques en psychologie
- Potentiel

Beaucoup considèrent que les LLM sont utiles pour la dépression : près de la moitié des personnes nécessitant une aide psychiatrique n’y ont pas accès. Les chat‑bots peuvent devenir un « espace d’exutoire émotionnel ».

- Limitations

Les utilisateurs dialoguent avec un algorithme, pas avec un professionnel qualifié. Comme le souligne le professeur Nick Haber de l’Université Stanford, les chat‑bots réagissent souvent de façon inadéquate aux troubles mentaux et peuvent même les aggraver, en amplifiant les états délirants et en ignorant les signes de crise.

« Nous sommes des êtres sociaux », dit Haber. « Ces systèmes peuvent créer un sentiment d’isolement ; les gens perdent le lien avec la réalité et les relations interpersonnelles ».

Réaction de la communauté
- Utilisateurs

Après l’annonce initiale, OpenAI a interrompu le support de GPT‑4o, mais les utilisateurs ont réagi si violemment que l’entreprise a remis le modèle à disposition des abonnés payants. Selon l’entreprise, seulement 0,1 % des utilisateurs (environ 800 000 personnes) utilisent GPT‑4o parmi 800 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires.

- Passage au nouveau modèle

Lors de la tentative de passage à GPT‑5.2, de nombreux utilisateurs ont constaté que la nouvelle version disposait de mécanismes de protection plus stricts et n’était pas prête à « consolider» l’interlocuteur dans l’amour.

- Protestations

Récemment, un groupe d’utilisateurs désillusionnés a organisé une diffusion en direct du podcast de Sam Altman, où ils ont publié des milliers de messages de soutien à GPT‑4o. Les animateurs ont confirmé que « des milliers » de telles requêtes étaient arrivées au support du chat‑bot.

Quoi de plus
Il ne reste qu’une semaine avant la mise hors service officielle de GPT‑4o. Pendant qu’OpenAI tente d’équilibrer sécurité et besoins des utilisateurs, il reste à déterminer comment réguler l’usage de l’IA dans le domaine de la santé mentale sans priver les gens d’outils potentiellement utiles.

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